Fermeture de l'usine GE Power

Fermeture de l'usine GE Power : la Ville maintient son appui aux travailleurs


2018-02-28


Le 5 février dernier, le conseil municipal avait adopté à l’unanimité une résolution par laquelle la Ville de La Prairie s’engageait à prendre « tous les moyens raisonnables pour appuyer la lutte menée par les travailleurs de GE Power dans le maintien de leur emploi à La Prairie ».  Hier, le maire de La Prairie, Donat Serres, le député provincial de La Prairie, Richard Merlini, et les représentants syndicaux ont pu s’entretenir avec la vice-première ministre Dominique Anglade, qui a démontré une belle ouverture afin de préserver les emplois et l’expertise chez nous.

Sans pouvoir offrir de garantie, la vice-première ministre a exploré plusieurs pistes et scénarios dont un possible appui financier gouvernemental dans le cadre d’un projet porteur de reprenariat, soit le rachat de l’entreprise par les employés. Elle a également promis au syndicat de l’aider à obtenir une rencontre avec la direction d’Hydro-Québec et de transmettre ses revendications au ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Moreau, ainsi qu’au premier ministre, Philippe Couillard.

« Le conseil municipal s’est engagé à faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider les travailleurs de GE Power. Les composantes produites à l’usine ont été inventées ici au Québec. Il est de notre devoir de protéger l’expertise et le savoir-faire des 53 dernières années et c’est en travaillant de concert et en ayant les mêmes objectifs que nous pourrons y arriver », a souligné le maire, Donat Serres. 

L’usine de La Prairie attire déjà des investisseurs potentiels. « Hier, des gens sont allés visiter l’usine, mais on leur a dit que ce n’était pas encore à vendre », a ajouté le maire, Donat Serres.

Bien que les toutes les parties prenantes aient émis des commentaires positifs à la suite de la rencontre d’hier, le dossier n’est pas clos. Le conseil municipal continuera donc à défendre celui-ci durant les prochains mois.

Rappelons que le 28 novembre dernier, GE Power a annoncé la fermeture de son usine de La Prairie le 1er juillet prochain. Conséquemment, les enjeux et les dommages collatéraux pourraient être importants. La fermeture de l’usine de La Prairie engendrerait la perte d’environ 200 emplois, ce qui priverait l’économie laprairienne et régionale d’importants revenus. Rappelons qu’Hydro-Québec est le principal client de l’usine. Elle lui a octroyé plus de 228 millions en contrats ces cinq dernières années.




Revenir à la liste des nouvelles